Le cancer de la vulve est le quatrième cancer gynécologique le plus fréquent après le cancer de l’endomètre, de l’ovaire et du col de l’utérus, représentant 5 % des cancers génitaux.
On la retrouve principalement chez les femmes ménopausées, avec un âge moyen de 65 ans, âge en constante diminution ces dernières années.
Les facteurs de risque comprennent le tabagisme, les dystrophies vulvaires en général (par exemple le lichen), les lésions précancéreuses de la vulve ou du col de l’utérus, le virus du papillome humain (VPH), divers syndromes d’immunosuppression et des antécédents de cancer du col de l’utérus.
60 % des cancers de la vulve sont dus au virus HPV, tandis que le pourcentage restant est dû à des pathologies provoquant une inflammation chronique de la vulve. L’implication du VPH semble être responsable du fait que l’âge moyen d’apparition diminue de plus en plus ces dernières années et notamment chez les femmes fumeuses.
La plupart des patients présentent une lésion ou un ulcère unique sur les lèvres, le périnée ou le clitoris. Les démangeaisons, bien que l’un des inconforts les plus courants de la région génitale, peuvent en être le premier symptôme, en particulier chez les femmes souffrant de lichen scléreux. Cependant, de nombreuses femmes ne ressentent aucune gêne et le diagnostic est posé après un examen aléatoire chez le gynécologue. En outre, des saignements, des pertes vaginales, des difficultés à uriner ou la palpation d’un ganglion lymphatique dans la région de l’aine sont des symptômes qui apparaissent généralement à un stade avancé.
Stade 1 : Le cancer est strictement confiné à la région vulvaire, avec une espérance de vie d’environ 86 % à 5 ans après le diagnostic.
Stade 2 : Le cancer s’est propagé aux structures adjacentes de la région vulvaire sans atteinte des ganglions lymphatiques, avec une espérance de vie de 50 % 5 ans après le diagnostic.
Stade 3 : Le cancer s’est propagé aux structures périnéales adjacentes et/ou à l’atteinte des ganglions lymphatiques, avec une espérance de vie de 40 % 5 ans après le diagnostic.
Stade 4 : Le cancer s’est propagé au-delà du bassin, avec une espérance de vie de 23 % 5 ans après le diagnostic.
Le diagnostic se fait dans tous les cas par une biopsie de la zone suspecte car de nombreuses affections bénignes peuvent donner l’impression d’une malignité.
Puis, une fois le diagnostic posé, comme pour toute tumeur maligne, le bilan de la maladie s’ensuit grâce aux méthodes d’imagerie (IRM, Pet Scan, etc.). A partir de là, est décidé le traitement chirurgical dont l’ampleur dépend de l’ampleur des dégâts, de l’âge de la patiente, de sa condition physique et bien sûr de son envie. Après l’intervention chirurgicale, une décision sera prise quant à savoir si une radiothérapie et/ou une chimiothérapie supplémentaire seront nécessaires.